Mercredi 29 décembre 2010 3 29 /12 /Déc /2010 19:18

 

Quand les dieux glisseront de leur vitrail,

        le poète s'inclinera.

 

      - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 

Un bruissement de feuille, j'ai lencre chlorophile.

 

      - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 

trois amis me rendirent visite à l'hopital, ils m'offrirent  un bouquin superbe,

"En trente trois morceaux", de René char. A sa lecture j'oubliais les blessures, les douleurs,

et cette  fichue mort qui, une nouvelle fois, venait de me faire un signe plutôt compressé.

Je m'envolais alors et tournoyais au-dessus de mots magiques. Puis, des images diverses

m'enveloppèrent pour me coller, jusqu'à ce qu'à mon insu je me laisse guider le long d'un ruisseau de couleurs

naissantes, jaillissantes. Aériennes geôles.

 

      - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 

Il embarque sur le nuage d'un poète.

Le vent, en entonnoir module sur son visage,

                                                              ... les mots.

        - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 

Des maints désirs assujettissant le poète, un toujours,

est passion dévorante.  ..... Le pauvre.

Par Jean Victor Estienne
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Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 19:22

 

Pour l'instant, pour quelques temps encore.

A cause de la vie telle qu'on nous l'a insuflée;

                      A cause des choses

                     Qu'on voulait changer !

                             Pour l'instant,

         A cause de ce même pauvre désordre

                    Que nous vous léguons.

            si vous cherchez un peu d'amour

                     A donner, à recevoir...

            Comptez encore avec la HAINE !

 

            Ne serait-ce que pour la comparaison...

 

                        - - - - - - - - - - - - - - - - -

 

cette nuit fut frappée en plein calme.

Un mot balafré, sanguinolent,pendait et balançait.

Petit bout d'âme cherchant l'essort.

Le sommeil installé, excusable, fit cette plainte se

dissiper comme l'aveu que l'on ravale !

Le calme n'avait plus ce gant qui dorlotait ma nuit .

 

                 - - - - - - - - - - - - - - - - - -

 

D' abord,nous ferons des hommes les touches du piano.

De leur coeur une rangée de tambours !

Nous retiendrons l'humanité dans d'immenses hôpitaux

"colorés-vie". Il lui sera bien sûr, aisé d'en fissurer les

parois afin que s'en échappe l' obligation de "vivre mort".

Nous conserverons une anexe cependant, y enchaînerons

les marchands de lumière, les faiseurs d'oubli !

 

Nous devrons peindre ensuite, amoureusement, les

premiers timides jets de nature mais, prudemment, que le malade s' y habitue.

 

                  - - - - - - - - - - - - - - - - -

Par Jean Victor Estienne
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Vendredi 17 décembre 2010 5 17 /12 /Déc /2010 10:04

 

 

 

 

          Demain...?

          Quelle foutue de putain de question !

Demain, je ne veux surtout pas savoir.  Demain on verra bien ! C'est suffisamment le bordel comme ça .

Comme aujourd'hui, tiens, rien ne s'est passé de la façon dont je le souhaitais. Si je t'ai téléphonné tout à l'heure

c' était un peu pour me remonter le moral.  Tu as des mots tellement simples et beaux .  Une voix si sereine que je me sentais un peu bercé. Comme un gamin qui aurait besoin d'un câlin de sa maman.   C' était même ça, je crois bien, c' était et c' est surout un câlin de toi dont j' ai besoin.  Depuis pas mal de temps je me sens comme le gosse que j' étais il y a ...  il y a longtemps.  Ce gosse qui sentait son être entier se transformer et son coeur basculer en un précipice horrible parce qu'il était soudainement amoureux, et qu ' à cette époque l'amour, ben l'amour fallait pas en parler !  Fallait d'abord grandir !  Ramener la paye à la maison pour aider tout le monde. Aller un peu au  cinoche, pas trop souvent parce que ça coûtait cher et que, ces histoires-là, ça met de drôles d'idées en tête !

          C'est du pareil au même tu vois, je brûle d'envie d'aller te rejoindre, et si je n'ai plus à faire aux tabous, ni aux principes à la con de nos chers vieux parents, j' ai tout simplement la vie, cette vie en guise de barrière.  Nous devons être presque des exemples pour nos jeunes.  nous portons sur nos épaules les règles, j'allais dire, les valeurs que l'on enseigne plus de nos jours.

          he merde !!!  les vrais lignes à suivre sont celles que le temps nous balance ! Celles que notre coeur nous fait entendre et entrevoir.celles surtout, aux quelles nous n'avons jamais osé obéir pour des tas de raisons idiotes.

Par Jean Victor Estienne
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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 16:50

Les textes etraits de "Tréteaux" ont été écrits du 11 aux 23 Février, à la clinique de "La Parisière" à Romans.26.

 

complètement sonné, je m'assois difficilement au milieu des gravats entassés autour de moi.

Mêlées à la poussière épaisse et bien réelle qui s'élève dans la sombre pièce en travaux,

.des étoiles par dizaines dansent audessus de ma tête.

 

 

 

Ce que je n'occupe pas,

Que je ne dois pas oublier,

Contient l' Etoile-Demain.

 

 

 

                                                                                    Le poète érige du mieux qu'il peut.

                                                                                    La poésie habite...  selon.

 

 

                             

                                     Fermez solidement les portes de votre ville !

                                     Un poète pourrait y entrer, il en ferait une chambre

                                      Etonnée d'amour.

 

 

 

Le poète qui chérit la clareté ne se farde pas,

Ou bien, sa comédie s'ombre comme édit.

Par Jean Victor Estienne
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Mercredi 15 décembre 2010 3 15 /12 /Déc /2010 14:44

  Comme un vent caressant

              Un hommage;

  Comme le pas léger, vaporeux

            D'un grand sage...

  Comme une loi faite pour vivre heureux,

              Comme un livre !

   comme l' amour naissant, rêve bleu

               Qui délivre...

             Ainsi soit votre vie

           Ô Enfants, ô Amis !...

 

 

"Dîtes le avec des bulles."     A Sylvain. E. Casagrande.

 

Si j'habitais sur la mer,

J'irais jouer au fond de l'eau...

Je me prendrais pour un corsaire,

Serais l'amis du cachalot !

 

Si j'étais né parmi les vagues,

J'épouserais une sirène.

j'inviterais alors, les algues

A mon bal... et les baleines !

 

Sur ma mobylette sous-marine

je rejoindrais les hyppocampes.

On itait boire une grenadine

A l' Aqua-bar, dans un verre-lampe.

 

Mon pull, en véritable écaille,

En jetterait plein la vue

Aux copines et aux poiscailles,

Qui croient toujours avoir tout vu !

 

Au rythme d'un crawl effréné,

je filerais l' train à un colin,

lui montrerais l' bateau malin

Qui veut le pêcher... l'emmener !

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Par Jean Victor Estienne
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