Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 00:43

Caravane.

 

Ce coup au cœur n’a rien d’égal qu’une tourmente,

Une bourasque qui, sur sa route aurait perdu son ferde lance…

Pointe d’argent sertie de mots. Dague Bèrebère enchassée d’or

Que mon esprit fort maladroit tiredu fourreau.

Je suis l’enfant de cinquante ans qu’un  sable doucement, appelle…

Ce coup au cœur est une vague sans la mer.Je nage en elle, vers l’Oasis raccontée,

Et quand elle se griffe au rocher, pour m’éveiller,

Le vent-poignard déchire le rêve.

Je reste, enfant de cinquante ans perdu dans une page blanche.

Voile tendue, mais qu’aucun vent ne pousse !

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Il chantait les traces de la caravane

La vie et les cœurs rythmés aux pas des méharis

Il disait les couleurs mariées dûne ciel

Il psalmodiait la lente et régulière lourdeur des jours

Il suppliait la femme d’être pareille au sable qui

Grain à grain , berce et rassure…repose

Ce sable qui parfume cette  vie de voyage et de rêve éternel !

Il était caravane, il était univers….Il paraissait légende, il pouvait être : DIEU !

Je m’appuyais au bastingage de ce bateau du désert….

Je me brûlais au rêve jusqu'à l’oubli… jusqu’à l’oubli.

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Tu chériras la terre qui porte et hisse l’homme.

Te perdras dans la mer qui flirte avec l’azur

Et tu récolteras le plancton de ses soupirs, dés que le ciel et l’eau

Te peindront des saisons.   Ton regard se nouant à une nuit sans lune, tu tresseras

Les pleurs d’étoiles sur l’horizon déchiqueté par les éclairs.

Un morceau de néant fissuré tombera à tes pieds.

Tu écriras l’amour que tu viens de connaître, sur cette page nue.

Errant tel un murmure, tu gagneras ces dûnes qui roulent des promesses.

Tu t’agenouilleras jusqu’à ce qu’un nuage, le premier, irrigue Demain !

-------------------------------------------------------------------------------

Il chantait les traces de la caravane.

Il disait les couleurs mariées d’une ciel.

Il suppliait la femme d’être ce sable-Femme-voyage, rêve éternel…

Il était : Caravane, il était univers… Il paraissait, légende, Il pouvait être : DIEU !

Je m’appuyais au bastingage du rêve                                                            

Jusqu’ à l’oubli…jusqu’à…l’ oubli…   

  Texte: JeanVictor. Estienne
Musique : Marcel Rioffray                                                           
 


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Samedi 2 mai 2009 6 02 /05 /Mai /2009 16:09

 

 

" ça fait longtemps que j'ai pas vu mon toubib,
   j'espère qu'il n'est pas malade . "

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Chaos, Cosmos. Inventions malignes d’un animal

Qui a su se dresser. Entre les deux, en attendant, Dieu.

Incessante recherche d’un aboutissement afin d’ édulcorer

Le mensonge.

  --------- 

 Mais, l'amour, les étoiles. Mais nous.

Ce grand tout pour rien…

--------- 
 

Tiens, mets une vie entre parenthèses.

Il ne reste plus pour cette vie, aux extrémités, que silence…

Retire les parenthèses et la voici happée, saisie, ficelée.

Quelle différence ?


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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /Mai /2009 10:11

 La lyre blessée 1

Quel geste permissif offrirait autant d'ailes
A cell' qu'on aime mais, qui nous veut en ami,
Qu'une ligne de mots doucement distanciés ?

Comment crier plus fort une brûlure atroce,
Qu'en taisant qu' elle brûle aussitôt qu'ell' approche,
A cet amour - enfer qui impose silence ?

Comment ? Je n'en sais rien, et si je m'y consens
C'est à l'amour, je crois, qu'en revient l' héroïsme !
Mais à la peur aussi, qu'à l'aimer trop ell' fuit !

JeanVictor. Estienne.
01.04.2008. 01h00

La Lyre blessée 2

Elle a tant de maux à recoudre,
Nombres de larmes à sécher,
Qu'elle ne sait pas se résoudre
A vouloir qu'on puisse l'aimer !

Elle a tant de nuits à étendre
De meurtrissures à jeter !
Qu' elle ne veut pas même entendre,
Quand on lui promet un été !

Parce qu' un rustre, un exécrable,
Par maladive connerie
Lui servit l' "amour détestable",
Elle brûle l'amour que j'écris !

Elle a tant de maux à recoudre,
Elle a tant de nuits à étendre,
Qu'elle ne veut plus rien entendre,
Que d'ell' plus amour ne peut sourdre !

JeanVictor. Estienne.
01.04.2008. 2h00.

La Lyre blessée 3

Je ne sais pas où tu es, ce que tu deviens ou fais. Parfois, ce mal qui ne me quitte pas vient redoubler d'ardeur au fond de moi. Ce mal de toi qui me ronge et que je dois taire ! Oh je sais, on pourrait se dire que c'est avant tout de la grandiloquence, du pur roman. Certain ajouterait qu'aimer ainsi, aussi fort et avec autant d'égard, c'est moyenâgeux ! C'est psychiatrique !! C'est impossible !!! Eh ben non ! sacré nom de dieu je te jure que non !

J'aurai usé de toi tout doucement,
Comm' on joue d'une lyre, timidement.
J'aurai goûté ta peau avec mon coeur,
Comm' on dessine le nom d'une fleur.

J'aurai dit à ton corps que je suis fort pour deux !
J'aurai dit à ton coeur : "Si je n'ai pas de Dieu
J'en inventerai un qui te sera soumis !"
J'aurai
...Franchi la mort pour ton amour promis...

 

 


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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 14:06
Atelier d'écriture. St-Antoine l'Abbaye.(4.3.2008.) "le printemps des poètes"
sujet : " l'éloge de l'autre ". L'autre étant : 1-
un stylo.
                                                                   2
- mon Théatre.                    ... et des mots "offerts par les autres participants

  (1)       Mon stylo a un grain, son encre vient d'un arbre qui pousse en particules... alors, il chante sous un sycomore mon stylo... il chante, il lui dédie des louanges ainsi qu'aux morts !  Homo sapiens s'en saisit, brise l' objet qui s'éparpille dans la poussière. "Humanum premierum"  hurle ses pleurs qui irriguent soudain le chêne... le sycomore, dont les feuilles enchaînent les notes d' un requièm pour stylo fou, qu' un fou d' la plume va écrire d'une encre cromagnonesque ! Oh grain de rien, poussière de moi, je t'adresse l' éloge du stylo et les loges de mon théatre !

(2)

C'est un spectacle entier
Pour un théatre antique
Sur des sièges en toc !
Mais, vois-tu, je m'en moque...
Oh mon théatre, je toque
Les sept coups qui éclatent
Sur le plancher, et tac !
Théatre je te voue
Entière, ma folie
Que ne peut adoucir
Qu' un peu de serpolet...
Mon stylo tout barjo
Avec son grain de rien
Ecrit l'éloge d'un fou
Que je te chanterai !

Théatre ! Ouvre ta scène !
Dépince tes fauteuils,
Cour et jardin à nu !
Les spectateurs en tics
Déverseront leur fric
Pour que tu change de frocs !
Théatre de ma vie
Permets que mes amours
Y précèdent la mort !
                                     JeanVictor.

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Jeudi 30 avril 2009 4 30 /04 /Avr /2009 00:09

Et cette voix qui vient du vent...
Ce chant tout juste susurré.
Et ce murmure enveloppé
Qui semble juste, supposé...
Est-ce ta voix qui vient du vent ?

Pourquoi tes pas sont si légers
Pourquoi, à peine, le gravier
Sous la semelle vient crisser ?
Pourquoi as-tu l'air de voler
Pourquoi, d'abord, suis-je a t'aimer ...?

Il me souvient que, tous dansaient !

J'avais mal de tant t'espérer.

Ton sourir de blanc s'entoilait...

J'ai vu ta main s'angélever.

Il me souvient... tous riaient

 

Comme si tu étais le vent...

Mais cette voix douceposée.

Mais ce chant de nuit dérobé...

Est-ce toi qui me vient du vent?

Oh fou murmure, t'envelopper !

                                        JeanVivtor 16 03 2008


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