Caravane.
Ce coup au cœur n’a rien d’égal qu’une tourmente,
Une bourasque qui, sur sa route aurait perdu son ferde lance…
Pointe d’argent sertie de mots. Dague Bèrebère enchassée d’or
Que mon esprit fort maladroit tiredu fourreau.
Je suis l’enfant de cinquante ans qu’un sable doucement, appelle…
Ce coup au cœur est une vague sans la mer.Je nage en elle, vers l’Oasis raccontée,
Et quand elle se griffe au rocher, pour m’éveiller,
Le vent-poignard déchire le rêve.
Je reste, enfant de cinquante ans perdu dans une page blanche.
Voile tendue, mais qu’aucun vent ne pousse !
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Il chantait les traces de la caravane
La vie et les cœurs rythmés aux pas des méharis
Il disait les couleurs mariées dûne ciel
Il psalmodiait la lente et régulière lourdeur des jours
Il suppliait la femme d’être pareille au sable qui
Grain à grain , berce et rassure…repose
Ce sable qui parfume cette vie de voyage et de rêve éternel !
Il était caravane, il était univers….Il paraissait légende, il pouvait être : DIEU !
Je m’appuyais au bastingage de ce bateau du désert….
Je me brûlais au rêve jusqu'à l’oubli… jusqu’à l’oubli.
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Tu chériras la terre qui porte et hisse l’homme.
Te perdras dans la mer qui flirte avec l’azur
Et tu récolteras le plancton de ses soupirs, dés que le ciel et l’eau
Te peindront des saisons. Ton regard se nouant à une nuit sans lune, tu tresseras
Les pleurs d’étoiles sur l’horizon déchiqueté par les éclairs.
Un morceau de néant fissuré tombera à tes pieds.
Tu écriras l’amour que tu viens de connaître, sur cette page nue.
Errant tel un murmure, tu gagneras ces dûnes qui roulent des promesses.
Tu t’agenouilleras jusqu’à ce qu’un nuage, le premier, irrigue Demain !
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Il chantait les traces de la caravane.
Il disait les couleurs mariées d’une ciel.
Il suppliait la femme d’être ce sable-Femme-voyage, rêve éternel…
Il était : Caravane, il était univers… Il paraissait, légende, Il pouvait être : DIEU !
Je m’appuyais au bastingage du rêve
Jusqu’ à l’oubli…jusqu’à…l’
oubli…
Texte: JeanVictor. Estienne
Musique : Marcel
Rioffray