Jeudi 14 mai 2009
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22:41
Epure.
Dans un bouleversement ahurissant du monde
J’imagine mes mots glisser de leur recueil.
Je les vois tournoyer à l’inverse des feuilles
De l’Automne, les voici qui soulèvent l’onde
Et le vent, puis s’accrochent aux nuages dodus.
Ainsi lesté, le temps, est un soldat rendu…
Dans ce chambardement qui étripe l’espace
La rime se veut: baume, et calme les colères
De dieu dérangé par les hommes en disgrâce !
Un peintre catapulte des couleurs solaires
Sous mes mots chahutés qui reprennent leur place.
Là, le chaos vaincu restitue la lumière .
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Allons encore un peu
Par ce chemin,
Le dernier ciel bleu
Est pour demain.
Au tout prochain matin
A ton éveil,
Sera mort le raisin,
Pâle, le soleil…
Et tu te vêtiras
Des choses
Qui ne me plaisent pas
Et j’ose
L’ Automne accuser
De crime,
Car il est vrai tu sais;
Les cimes
Les mers, les océans,
Les forêts et les champs,
L’ amour! Ce bel amour
Auront froid dés ce jour.
Allons encor un peu
Par ce chemin,
Le dernier ciel bleu
Est pour demain ! jeanvictor
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Mercredi 13 mai 2009
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00:54
La nuit tombe sur nous, théâtre déchiré,
Baladins endormis acteurs ébouriffés
Que des rêv’s pailletés entraîneront encor’
Sur des radeaux mouillant dans des eaux inconnues.
Les étoiles font tant que nos corps brillent bleu.
L’écume de la mer doucement retenue
Mourant à nos chevilles, en perles s’évapore…
Dans les vagues le vent vient étouffer son cri
Ton cœur, mon cœur dirigent le rythme d’une vie
Ecrite pour l’instant et par nos entrelacs…!
La nuit couvre alentour et l’on entend craquer
Un ciel tremblant encore de nous avoir garder !
Sait-on si l’eau fuyant en rus dessous le sable
Emmène à tout jamais ce lit, brûlante fable …?
JeanVictor Estienne. 11.05.2009
18h.45
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Lundi 11 mai 2009
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16:56
D'abord on rêve de voyages,
Des vrais, avec des paysages,
Des villes que l'on ne connait pas,
Des gens que l'on ne comprends pas !
Puis un jour on fait un voyage
Bien plus loin qu'on imaginait...
Mais ce furent les mêmes nuages,
les mêmes amours qui pleuraient...!
Et, c'est toi mon plus fou voyages.
Tu seras sûrement le dernier !
Tu seras soleil et orage,
De ma vie le dernier palier !
Toujours on rêve de voyages
Mais, je suis sûr que tout dépend
Du bateau, des voil's qui vous portent!
Au seuil de l'ultime porte,
Aux bords de mon dernier nuage
c'est bien de toi que tout dépend !
Je t' aime.......!
JeanVictor. 03.2008.
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NON !
Non ce baiser ce n'est pas moi,
Il n'est pas non plus que ma langue.
Si c'est mon souffle, il est Loi
Lisant dans ton palais, ta foi...
Non, je n'embrasse pas ton corps,
Tu le griffe à l'eau de mes lèvres.
Il s'enveloppe jus de mangue.
C'est, dans ce navire en souspente
" l'envers naissance", " tête et ventre".
Tes os, ta peau et tes soupirs
Si maintenant je les dévore,
Il réondulent sous la fièvre
Du nouveau baiser à venir.
Non, ce baiser ce n'est pas nous !
C'est le laboureur de nos coeurs.
Il nous retourne, bèche et brise
Le Sillon-cri-amour-sueur...
C'est, dans ce navire en souspente,
" L'envers naissance-tête et ventre" !
JvE . 20.01.2008. 23h.
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Dimanche 10 mai 2009
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16:22
(Laisse aller, c'
t'une valse !)
Allez hop ! Allez zou !!!
Bon dieu qu'est-ce qu'on rigole !
Bomb' ici, bomb' partout,
C'est pas pour notre fiole !
Allez hop ! Allez zou !!!
C'est chouet' on fait les fous ;
Un' bomb' H et du Hach'
T' inqièt' c'est pas nos sous !!!
Et quand on ne tue pas
On regard' , on bouge pas,
On évit' de penser,
Non mais, Faut pas pousser !
Allez hop ! Allez zou !!!
On augu'mente un peu tout,
Tous les p' tits rest'ront p'tits
C'est une idée des gros...
Hissez tout, hissez haut !
Laissez filer l' bateau !
Y sait tout l' aut' barbot
Mais, voit pas qu'on prend l'eau ?!
Allez hop ! Allez zou !!!
C'est tombé chez l' voisin...
Si ça m' gène un chouïa
ça ira mieux Demain !!!
JeanVictor 2008
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Vendredi 8 mai 2009
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15:33
Curieux, n'est-ce pas ?
Je suis comme d'habitude, le nez collé à la grande vitre du salon. Je reste ainsi immobile quand je ne sais comment combler des moments de blues. Ils sont
hélas fréquents. Du haut de mon troisième étage, je laisse aller mon regard partout et nulle part. Sur la route ou sur les persiennes encore fermées des immeubles voisins.
De temps à autres je m'attarde, sans en connaître la raison, à un rai de lumière qui se hasarde entre les jointures, sans doute pour voir s'ouvrir brusquement une fenêtre, y voir jaillir la
vie...
Dans une heure tout au plus, le jour commencera à se lever. J'ai passé une bonne partie de la nuit flanqué à cette baie, sans inspiration, sans état d'âme... inutile. Mes yeux se
baladent maintenant au dessus des voitures rangées sur le parking, puis caressent les feuillent endormies, tout juste frissonnantes des jeunes arbres plantés en bordure. Le ciel éteint une à
une ses étoiles. La nuit glisse des toits doucement, s'en va de l'autre côté du monde protéger d'autres rêves. Le locataire du premier part, comme tout les matins, le sac
sur l'épaule et le pas décidé pour une nouvelle et triste série de huit heures.
Je m'amuse à le suivre, comme ça, jusqu'à ce que le virage le happe entièrement.
Mais ce matin je le perds de vue presque tout de suite, à hauteur de la troisième voiture.
Mon attention se fixe brusquement sur un objet, une forme mal définie, par terre... Le jour se précisant, cette chose me semble de couleur beige, avec des taches tirant sur le
marron, l'orange peut-être. Bien que cela m'agace un peu, au lieu de regarder ailleurs, je demeure bizarrement rivé à ce qui pourrait être n'importe quoi ou même, rien, qui ait un
quelconque intéret. Un ballon crevé, une chaussure...ça arrive tellement souvent. un morceau de pain également, qu'un chien aurait abandonné... Une intense curiosité
me gagne, de façon irrésistible, ç' en est presque pénible. Je prends ma veste et descends, comme si, voir cela de plus prés avait une réelle importance, était d'une nécéssité absolue.
A peine arrivé vers la voiture je me bloque instantanément. Ce que j'ai eu tant de mal à identifier depuis l'appartement est une poupée. Une toute petite poupée qu' une
fillette aura perdue... Je fais un pas encore. Là, furtivement je m'assure que personne ne me voit, ne se fout de moi... Je me baisse vers la poupée...
... elle pleure... ! JeanVictor. 1992
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